Le mot de la fin

24/06/2009

Et voilà, c’est fini. Notre voyage est bel et bien terminé ! Nous sommes rentrés sains et saufs en Californie, après une escale à Mexico d’une journée.

Quoi dire, sinon que ces deux mois nous ont finalement paru bien courts. On pensait avoir le temps de visiter le nord du Chili et de l’Argentine… et finalement, nous n’avons même pas eu le temps de visiter le nord du Pérou ni l’est de la Bolivie. Cela nous donne une excuse pour revenir !

Pour ceux qui en doutaient, malgré nos plaintes répétées, destinées surtout à vous faire sourire, nous avons a-do-ré ce voyage ! Ce qui nous a plu leplus ? Aucun endroit en particulier, mais sans doute l’incroyable diversité de la région. Ce qui nous a le moins plu ? La jungle. En fait, au final, on se serait bien passé des 10 jours un peu galère a Rurrenabaque.

Merci à tous nos lecteurs assidus pour leurs nombreux commentaires !

coucher de soleil sur la pampa, en mode panorama !

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VTT dans les vallées

05/06/2009

Tu feras moins le malin tout à l'heure ...Notre dernier jour en Amérique du Sud est sportif : aujourd’hui, nous enfourchons nos VTT pour partir à la découverte des environs de Cusco.

Première étape, quitter la plaza de armas et se rendre au terminal de bus. L’expérience est traumatisante : les automobilistes n’ont absolument rien à faire des cyclistes ! Quentin a néanmoins réussi à déjouer les plans diaboliques d’un chauffeur de bus voulant l’aplatir.

Aller, tout le monde dans le bus, direction Chinchero !

Une montagne enneigéeÇa monte !

Les terrasses circulaires de MorayLa descente commence au milieu des cultures. Plusieurs sommets enneigés surplombent le paysage. Premier arrêt, Moray. Ces étranges plateformes circulaires sont une oeuvre Inca. Plus on descend dans l’installation, plus il fait chaud. Ces petits malins ont ainsi réussi à acclimater à l’altitude des plantes originaires de la jungle, notamment la pomme de terre, afin de les cultiver dans les Andes.Des mules

Ca nous change de la route de la mort, ça ne fait pas que descendre… Quentin avait beau se gausser des touristes flemmards, je crois qu’il aurait aprécié une remontée en minibus parfois… On passera sur la crevaison du guide qui n’a rien emmené pour réparer…

Une autre montagne enneigéeDu sel

On descend ensuite sur un chemin raide, étroit, accidenté et bordant un gouffre jusqu’aux salines. Quentin devient sûr d’une chose : il déteste le VTT !

Plein de sel pas très propre

Les salines offrent un curieux paysage de nuances de blanc à flanc de montagne. Ici débouche une source d’eau extrèmement salée, dont les Incas puis les Espagnols ont extrait le sel. Encore aujourd’hui, les Indiens exploitent l’endroit de façon artisanale.

Étrange tout ces blancs cassésC’est à mon tour de crever… La guigne ! Nous arriverons tout de même au fond de la vallée sacrée, et attraperons un bus pour Cusco en fin d’après-midi.

À Cusco, juste le temps d’une douche avant de monter dans le bus pour Lima. Cette fois ci c’est grand confort : il y a du chauffage, la TV fonctionne, les sièges sont confortables, et on nous sert même des repas à bord ! Allez, on devrait survivre aux 22h de trajet. En plus on en profite, c’est notre dernier voyage en bus !

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Ultime étape : le Machu Picchu

03/06/2009

Hola Chicos !

On y est !On avait initialement prévu de rester une petite dizaine de jours dans la région du Machu Picchu pour terminer le voyage en beauté. C’était sans compter sur une gestion du temps assez nulle et sur des évènements divers et variés (avion qui ne décolle pas, Olivier qui se liquéfie…). Bref, il nous reste trois jours et des kilomètres carrés de paysage incroyable à découvrir… Comment faire ? On sacrifie notre mode « routard»  et on passe à la classe supérieure : on remplace le trekking par le bus et le bus par le train…

Tout coûte plus cher, mais on ne peut partir du Pérou sans visiter une des nouvelles merveilles du monde : le Machu Picchu.

Premier jour : en route vers le Machu Picchu

Olivier réjoui

Quand on avait réservé le tour le jour précédent, le guide n’avait pas réussi à multiplier le prix du voyage par deux pour nous faire payer… Cette inadaptation aux mathématiques aurait dû nous mettre la puce à l’oreille concernant l’heure du départ… En effet, arrivés comme prévu à 7h45 devant la porte de l’agence, on ne part pas avant 8h45… Le guide a confondu les chiffres. Ca commence bien…

Le bus nous amène, pour commencer, à un marché pour touristes. Ce quart d’heure de pause nous permet de nous étonner devant l’attitude des mamies qui tiennent absolument à remplir le bus de mochetés en tout genre, généralement recouvertes de poils de lama…

Une porteLa joie d'Olivier

Au bout de deux heures de route, on arrive enfin au premier site archéologique : Pisaq. Là-bas, on découvre surtout l’avantage d’un tour : tous les cars de touristes arrivent au même moment. Du coup, l’endroit est complètement saturé et on a du mal à profiter pleinement des ruines… Olivier a fait ce qu’il a pu pour rendre en photo la beauté du site Inca.

OllantaytamboLa deuxième étape est Ollantaytambo (enfin je crois, le nom a trop de syllabes pour que je m’en rappelle avec exactitude). Le site est splendide (quoique, timing oblige, envahi par les touristes…) et ravira Olivier qui n’aura de cesse de s’extasier devant l’ajustement parfait des pierres des bâtiments…Encore une porte

Le train d'Aguas CalientesLe train pour Aguas Calientes, ville située au pied du Machu Picchu, ne part que tard dans soirée, et le voyage est plutôt rude. Etrangement, nous ne sommes que deux dans le wagon à avoir des places que d’autres passagers sont également sensés occuper… Nous commençons a douter de l’agence, qui a peut-être contrefait les billets…

Heureusement, mais un peu contre toute attente, elle tient ses promesses une fois arrivés à la gare : quelqu’un nous attend avec une pancarte indiquant notre nom sur le quai… Ouf !

Deuxième jour : le Machu Picchu

Joli soleilUne nouvelle porte !L’engouement pour le site est parfois sans limite, contrairement au nombre de visites journalières permises, le Machu Picchu étant protégé par l’Unesco. Du coup, pour être sûr de pouvoir y entrer, on se lève à 4 heures du matin, sac sur le dos et frontale sur la tête… À ce moment, on comprend rapidement pourquoi les Espagnols ont délaissé ce site pendant si longtemps : il faut une heure de bonne grimpette pour y accéder… La longueur de notre séjour dans la jungle à une altitude de 200m se fait ressentir : on est essouflés et donc bien contents d’arriver au bout, même si les marches de l’entrée sont déjà recouvertes d’un groupe de nos touristes préférés : les Israéliens. Heureusement, l’attente n’est pas longue…

L’avantage d’être partis si tôt est que nous découvrons le site à mesure que le soleil l’innonde ses rayons. Nous sommes estomaqués devant l’originalité du site, d’autant plus qu’il est très bien conservé ! Les murs sont encore debouts et les terrasses encore bien carrées. Je vous laisse découvrir tout ça en photo…

Décidemment, ya beaucoup de portes...

Un mur

Contemplation

Jolies plantes

Le temple du soleil Notre visite guidée nous éclaire un peu sur la singularité du site. Une hypothèse est qu’il s’agissait d’une résidence secondaire royale. En revanche, les archéologues se demandent encore ce qui a justifié l’abandon du site : l’arrivée des Espagnols ou autre chose (les plus farfelus y voient une intervention extra-terrestre…) Ils se demandent même s’il ne serait pas antérieur à la Conquistada…
Les commentaires nous tiennent en haleine, mais rapidement, on s’aperçoit que le groupe de touristes qui partage notre guide est insupportable, et particulièrement un Péruvien qui passe son temps à enrichir l’explication du guide par des commentaires, vous le devinerez, de haut-niveau… (pour une fois que le guide était bon et pas entouré d’Israéliens…) Il arrache même une orchidée sur un mur pour décorer son jardin et m’excède alors assez pour me faire prendre la poudre d’escampette…

Vue pas topLa suite de la visite se compose de l’escalade du Wayna Picchu, montagne surplombant le MP (les sigles, c’est à la mode…). Les places sont excessivement limitées (seul 400 touristes par jour peuvent y grimper), ce qui laissait présupposer une vue « top moumoutte» . Raté ! (enfin, peut-être le fait qu’un groupe d’Israéliens a envahi le sommet en poussant des cris de lama influence sûrement notre jugement….) La montagne est trop haute pour éviter que le Machu Picchu ne paraisse pas ridicule, perdu dans l’immensité des vallées… La plus belle vue du site est définitivement celle d’en bas, ce qui nous fera redescendre assez vite pour profiter un maximum des ruines. Allez, ça mérite plus de photos !

Jolie vue

Ca pourraît être un golf

Deux lamas

Moment détente

WaouwLa faim commençant à nous tirailler un peu (oui, la turista, c’est enfin fini !), on part du site en début d’après-midi (comme n’importe quel site hyperfréquenté, la nourriture y est hors de prix…). La ville d’AC (toujours des sigles…), que cette fois nous pouvons voir cette fois de jour, nous fait une impression étrange : la voie de chemin de fer la traverse de part en part, et parfois est au touche-touche avec les bâtiments…

Pour achever notre visite, on ira se plonger dans les eaux thermales (ben oui, AC n’a pas ce nom par hasard), avant de remonter dans le train qui nous ramènera à Ollantaytambo (avec, cette fois, des places assignées !). C’est donc en enbaumant le dioxyde de soufre qu’on arrive ereintés à Cusco vers 22h…

Même si le Machu Picchu mérite définitivement l’appellation de « roi du Pérou» , nous regrettons de ne pas avoir pu nous imprégner plus de la magie du lieu, empruntant par exemple la fameuse marche de l’Inca… La ville sacrée aurait sûrement méritée qu’on y passe plus de temps, mais on devra se contenter, du moins pour l’instant, de ce premier contact assez bref.
Espérons que la visite de la région en vélo planifiée pour demain nous permettra de combler un peu nos frustrations…

Grandiose...

quentin Non classé

El ombligo del mundo, Cusco.

02/06/2009

Sympa Cusco, non ?Ancienne capitale du monde Inca, la cité fut mise à sac par les Espagnols, désireux d’effacer, en même temps que la ville, la culture Inca. Une cité coloniale fut bâtie bien vite sur les ruines de la ville conquise. Si tous les temples Incas furent rasés, les murs furent en partie conservés, servant de fondations aux batiments coloniaux. Le résultat est surprenant et plein de charme. Cuzco est aujourd’hui une magnifique et riche cité coloniale.

Sa principale richesse, le tourisme. Un tourisme d’ailleurs bien différent de ce dont on a eu l’habitude jusqu’ici :  moins de routards, beaucoup plus de groupes en tours organisés, boutiques de luxe… La pression touristique devient d’ailleurs assez vite pesante . « On ne veut pas de massage on vous dit !» 

On adore les terrasses en balcon

En plus de préparer l’excursion à venir au Macchu, on lézarde au soleil en terrasse, histoire de se remettre du voyage Rurré-Cusco.

Détail de la place

Et passage obligé, les églises ! On y apprend, une fois n’est pas coutume, quelques anecdotes amusantes. Les Quechuas n’ayant jamais vu de miroirs avant l’arrivée des conquistadors, ils pensaient que leur âme restait prisonnière de ceux-ci. Les missionaires en remplirent les églises, histoire de s’assurer une audience attentive. La cathédrale abrite également la cène de Marco Zapata représentation amusante et inhabituelle du dernier repas : sur la table, des papayes, du cuy (cochon d’inde, et oui, ça se mange), et de la chicha ( boisson fermentée à base de maïs). Judas prend pour l’occasion les traits de Pissaro, conquistador du Pérou. Ce n’est pas parce que les Quechuas adoptèrent la religion catholique qu’il ne gardèrent pas un certain ressenti vis à vis de leurs envahisseurs !

Trois cholitasConstruction coloniale-IncaOn adore les terrasses en balcon... ah oui, vous le savez déjà

Même si Cusco est une charmante ville coloniale, elle fait un peu fake, tourisme de masse oblige. Du coup, nous lui avons préféré Sucre en Bolivie, toute aussi jolie, mais plus authentique. Départ demain après cette arrêt éclair à Cusco, direction La vallée sacrée et le Machu Picchu !

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De Rurré à Cuzco

30/05/2009

Allez le bus, dans la barge !Nous sommes coincés pour la nuit a Rurré. Si la pluie s’arrête, peut-être que l’avion pourra décoller. Pas de chance ça continue… Reste l’option bus Orangina s’il on veut être à la Paz demain matin.

La nourriture de la pampa avait beau avoir bon goût, elle se révèle malsaine : je suis cloué au lit par la mega-turista. Déjà intégralement liquéfié par la maladie, ma température monte. Hors de question de monter dans le bus dans cet état ! Une nuit de plus à Rurré…

Au réveil, la maladie est finie … mais pas la pluie ! La mort dans l’âme, on se fait rembourser nos tickets d’avion, et on achète nos tickets de bus, avec 20h de réjouissances à la clef.

Comme prévu, le trajet n’est pas tout confort. Le bus est pourri et si des fenêtres qui s’ouvrent toutes seules c’est sympa dans la jungle, vers 5h du mat’ a 5000m on a moins apprécié… Enfin, on a gardé tous nos orteils, et c’est toujours mieux que de rester à Rurré !

Dans le bus, il fait froid, très froid...Départ vers 11h30, après 30min de chaises musicales au fond du bus. Nous, on aurait bien foutu les deux Israéliens dehors, mais ils trouvent finalement une place. Sous un crachin triste, le bus s’arrache à la boue gluante qui recouvre la piste défoncée, et s’attaque en grinçant aux contreforts des Andes.

L’un des arrêts nous donnera l’occasion de tester les toilettes les plus dégueus qu’on ait osé nous faire payer jusqu’ici ! Un record que l’on n’espérait pas voir battu est tombé …

Nous arrivons à la Paz vers 7h après une nuit difficile. Juste le temps d’attraper nos affaires laissées à l’hôtel et de monter dans le bus pour Cuzco. Pas de chance, c’est au tour de Quentin de succomber aux affres de la mega-turista ! La situation s’améliorant rapidement, on part à 14h, direction Copacabana. Même manège qu’à l’aller : on embarque dans un petit bateau pour traverser le lac Titicaca. On y prend un minibus pour la frontière. Pleins de tampons dans le passeport, et nouveau bus, direction Puno. Aller, un dernier changement pour le plaisir : direction Cusco, ultime étape de notre voyage !

Ouf ! Après deux nuits dans le bus et 35h de voyage, nous voici à Cusco, épuisés mais guéris, et heureux de retrouver le sain climat ensoleillé des Andes.

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