Hola Chicos !
On avait initialement prévu de rester une petite dizaine de jours dans la région du Machu Picchu pour terminer le voyage en beauté. C’était sans compter sur une gestion du temps assez nulle et sur des évènements divers et variés (avion qui ne décolle pas, Olivier qui se liquéfie…). Bref, il nous reste trois jours et des kilomètres carrés de paysage incroyable à découvrir… Comment faire ? On sacrifie notre mode « routard» et on passe à la classe supérieure : on remplace le trekking par le bus et le bus par le train…
Tout coûte plus cher, mais on ne peut partir du Pérou sans visiter une des nouvelles merveilles du monde : le Machu Picchu.
Premier jour : en route vers le Machu Picchu

Quand on avait réservé le tour le jour précédent, le guide n’avait pas réussi à multiplier le prix du voyage par deux pour nous faire payer… Cette inadaptation aux mathématiques aurait dû nous mettre la puce à l’oreille concernant l’heure du départ… En effet, arrivés comme prévu à 7h45 devant la porte de l’agence, on ne part pas avant 8h45… Le guide a confondu les chiffres. Ca commence bien…
Le bus nous amène, pour commencer, à un marché pour touristes. Ce quart d’heure de pause nous permet de nous étonner devant l’attitude des mamies qui tiennent absolument à remplir le bus de mochetés en tout genre, généralement recouvertes de poils de lama…


Au bout de deux heures de route, on arrive enfin au premier site archéologique : Pisaq. Là-bas, on découvre surtout l’avantage d’un tour : tous les cars de touristes arrivent au même moment. Du coup, l’endroit est complètement saturé et on a du mal à profiter pleinement des ruines… Olivier a fait ce qu’il a pu pour rendre en photo la beauté du site Inca.
La deuxième étape est Ollantaytambo (enfin je crois, le nom a trop de syllabes pour que je m’en rappelle avec exactitude). Le site est splendide (quoique, timing oblige, envahi par les touristes…) et ravira Olivier qui n’aura de cesse de s’extasier devant l’ajustement parfait des pierres des bâtiments…
Le train pour Aguas Calientes, ville située au pied du Machu Picchu, ne part que tard dans soirée, et le voyage est plutôt rude. Etrangement, nous ne sommes que deux dans le wagon à avoir des places que d’autres passagers sont également sensés occuper… Nous commençons a douter de l’agence, qui a peut-être contrefait les billets…
Heureusement, mais un peu contre toute attente, elle tient ses promesses une fois arrivés à la gare : quelqu’un nous attend avec une pancarte indiquant notre nom sur le quai… Ouf !
Deuxième jour : le Machu Picchu

L’engouement pour le site est parfois sans limite, contrairement au nombre de visites journalières permises, le Machu Picchu étant protégé par l’Unesco. Du coup, pour être sûr de pouvoir y entrer, on se lève à 4 heures du matin, sac sur le dos et frontale sur la tête… À ce moment, on comprend rapidement pourquoi les Espagnols ont délaissé ce site pendant si longtemps : il faut une heure de bonne grimpette pour y accéder… La longueur de notre séjour dans la jungle à une altitude de 200m se fait ressentir : on est essouflés et donc bien contents d’arriver au bout, même si les marches de l’entrée sont déjà recouvertes d’un groupe de nos touristes préférés : les Israéliens. Heureusement, l’attente n’est pas longue…
L’avantage d’être partis si tôt est que nous découvrons le site à mesure que le soleil l’innonde ses rayons. Nous sommes estomaqués devant l’originalité du site, d’autant plus qu’il est très bien conservé ! Les murs sont encore debouts et les terrasses encore bien carrées. Je vous laisse découvrir tout ça en photo…
Notre visite guidée nous éclaire un peu sur la singularité du site. Une hypothèse est qu’il s’agissait d’une résidence secondaire royale. En revanche, les archéologues se demandent encore ce qui a justifié l’abandon du site : l’arrivée des Espagnols ou autre chose (les plus farfelus y voient une intervention extra-terrestre…) Ils se demandent même s’il ne serait pas antérieur à la Conquistada…
Les commentaires nous tiennent en haleine, mais rapidement, on s’aperçoit que le groupe de touristes qui partage notre guide est insupportable, et particulièrement un Péruvien qui passe son temps à enrichir l’explication du guide par des commentaires, vous le devinerez, de haut-niveau… (pour une fois que le guide était bon et pas entouré d’Israéliens…) Il arrache même une orchidée sur un mur pour décorer son jardin et m’excède alors assez pour me faire prendre la poudre d’escampette…
La suite de la visite se compose de l’escalade du Wayna Picchu, montagne surplombant le MP (les sigles, c’est à la mode…). Les places sont excessivement limitées (seul 400 touristes par jour peuvent y grimper), ce qui laissait présupposer une vue « top moumoutte» . Raté ! (enfin, peut-être le fait qu’un groupe d’Israéliens a envahi le sommet en poussant des cris de lama influence sûrement notre jugement….) La montagne est trop haute pour éviter que le Machu Picchu ne paraisse pas ridicule, perdu dans l’immensité des vallées… La plus belle vue du site est définitivement celle d’en bas, ce qui nous fera redescendre assez vite pour profiter un maximum des ruines. Allez, ça mérite plus de photos !
La faim commençant à nous tirailler un peu (oui, la turista, c’est enfin fini !), on part du site en début d’après-midi (comme n’importe quel site hyperfréquenté, la nourriture y est hors de prix…). La ville d’AC (toujours des sigles…), que cette fois nous pouvons voir cette fois de jour, nous fait une impression étrange : la voie de chemin de fer la traverse de part en part, et parfois est au touche-touche avec les bâtiments…
Pour achever notre visite, on ira se plonger dans les eaux thermales (ben oui, AC n’a pas ce nom par hasard), avant de remonter dans le train qui nous ramènera à Ollantaytambo (avec, cette fois, des places assignées !). C’est donc en enbaumant le dioxyde de soufre qu’on arrive ereintés à Cusco vers 22h…
Même si le Machu Picchu mérite définitivement l’appellation de « roi du Pérou» , nous regrettons de ne pas avoir pu nous imprégner plus de la magie du lieu, empruntant par exemple la fameuse marche de l’Inca… La ville sacrée aurait sûrement méritée qu’on y passe plus de temps, mais on devra se contenter, du moins pour l’instant, de ce premier contact assez bref.
Espérons que la visite de la région en vélo planifiée pour demain nous permettra de combler un peu nos frustrations…

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